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Veille documentaire
Inégalités sociales
de santé

4 juin 2026

Publié le

Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), LE MER Hadrien, VARNIER Romain (et al.)

Incidence des cancers : les personnes modestes développent plus souvent des formes graves, diagnostiquées plus tardivement

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une nouvelle étude sur les liens entre le niveau de vie et l’incidence des cancers. Élaborée à partir des données de l’Assurance maladie appareillées à celles de l’échantillon démographique permanent de l’Insee, cette étude documente pour la première fois en France les inégalités sociales d’incidence et de gravité de cancer à l’échelle individuelle sur un large ensemble de localisations cancéreuses. Elle permet de mieux comprendre les mécanismes à l’origine des inégalités sociales face au cancer.

Etudes et résultats, n° 1374, 2026, 7 p.

Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), LE MER Hadrien, VARNIER Romain (et al.)

Incidence des cancers : les personnes modestes développent plus souvent des formes graves, diagnostiquées plus tardivement

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une nouvelle étude sur les liens entre le niveau de vie et l’incidence des cancers. Élaborée à partir des données de l’Assurance maladie appareillées à celles de l’échantillon démographique permanent de l’Insee, cette étude documente pour la première fois en France les inégalités sociales d’incidence et de gravité de cancer à l’échelle individuelle sur un large ensemble de localisations cancéreuses. Elle permet de mieux comprendre les mécanismes à l’origine des inégalités sociales face au cancer.

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12 mai 2026

Publié le

Haut conseil de la santé publique (HCSP)

Intégrer la vulnérabilité en santé, un enjeu d'équité

La question de la prise en compte de la vulnérabilité dans le système de santé et dans les politiques de santé s’impose si l’on veut agir pour plus d’équité en santé et corriger la tendance continue d’accroissement des inégalités sociales, territoriales et environnementales en santé (ISTS). Vu la multiplicité des aspects de la vulnérabilité et l’absence d’un langage commun sur ce qu’est la vulnérabilité en santé, le HCSP s’est auto-saisi du sujet en octobre 2023 et a confié au groupe de travail permanent ISTS une réflexion sur le thème. Il a donné lieu au présent rapport qui est le fruit d’un travail d’expertise, issu de la réalisation d’auditions, de l’analyse de contributions et de la revue de la littérature, sur la façon dont la vulnérabilité des personnes, populations et territoires est et devrait être prise en compte par le système de santé. Il permet ainsi de souligner que la vulnérabilité n’est pas un état intrinsèque, mais une situation contextuelle mettant en relation un individu ou un groupe présentant certaines caractéristiques vivant dans un environnement physique, social, culturel et juridique, avec certaines expositions présentant des risques pour la santé. Le rapport propose d’abord un bilan de l’existant. L’analyse des actions réalisées en France pour prendre en compte les personnes en situation de vulnérabilité établit l’importance de besoins non satisfaits tout autant que l’insuffisance de la coordination entre les multiples acteurs mobilisés et financements investis, et le manque de données d’études et de recherche.

Haut conseil de la santé publique (HCSP), 2026, 156 p.

Haut conseil de la santé publique (HCSP)

Intégrer la vulnérabilité en santé, un enjeu d'équité

La question de la prise en compte de la vulnérabilité dans le système de santé et dans les politiques de santé s’impose si l’on veut agir pour plus d’équité en santé et corriger la tendance continue d’accroissement des inégalités sociales, territoriales et environnementales en santé (ISTS). Vu la multiplicité des aspects de la vulnérabilité et l’absence d’un langage commun sur ce qu’est la vulnérabilité en santé, le HCSP s’est auto-saisi du sujet en octobre 2023 et a confié au groupe de travail permanent ISTS une réflexion sur le thème. Il a donné lieu au présent rapport qui est le fruit d’un travail d’expertise, issu de la réalisation d’auditions, de l’analyse de contributions et de la revue de la littérature, sur la façon dont la vulnérabilité des personnes, populations et territoires est et devrait être prise en compte par le système de santé. Il permet ainsi de souligner que la vulnérabilité n’est pas un état intrinsèque, mais une situation contextuelle mettant en relation un individu ou un groupe présentant certaines caractéristiques vivant dans un environnement physique, social, culturel et juridique, avec certaines expositions présentant des risques pour la santé. Le rapport propose d’abord un bilan de l’existant. L’analyse des actions réalisées en France pour prendre en compte les personnes en situation de vulnérabilité établit l’importance de besoins non satisfaits tout autant que l’insuffisance de la coordination entre les multiples acteurs mobilisés et financements investis, et le manque de données d’études et de recherche.

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27 avril 2026

Publié le

Le Cerin

Le rôle de la littératie en santé pour se protéger des fake news en nutrition

L'étude italienne menée sur la littératie en santé souligne que cette dernière est liée à des déterminants sociaux. Certaines personnes du fait de ces déterminants vont être plus aptes à croire et partager des fake news relative à la nutrition.

Le Cerin, 2026-04

Le Cerin

Le rôle de la littératie en santé pour se protéger des fake news en nutrition

L'étude italienne menée sur la littératie en santé souligne que cette dernière est liée à des déterminants sociaux. Certaines personnes du fait de ces déterminants vont être plus aptes à croire et partager des fake news relative à la nutrition.

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24 mars 2026

Publié le

Ministère du Travail et des Solidarités, Ministère de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées

Victime ou témoin de maltraitances envers un adulte vulnérable, j’appelle le 3133

Cette page renseigne le nouveau numéro national dédié à la lutte contre les maltraitances, qui devient le 3133 en remplacement du 3977. Il y est rappelé les conditions d'accessibilité, ainsi que la définition d'une personne vulnérable et des différentes formes de violence existantes. Les lois françaises en la matière et un kit de communication pour les professionnels sont également mis à disposition.

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Ministère du Travail et des Solidarités, Ministère de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées

Victime ou témoin de maltraitances envers un adulte vulnérable, j’appelle le 3133

Cette page renseigne le nouveau numéro national dédié à la lutte contre les maltraitances, qui devient le 3133 en remplacement du 3977. Il y est rappelé les conditions d'accessibilité, ainsi que la définition d'une personne vulnérable et des différentes formes de violence existantes. Les lois françaises en la matière et un kit de communication pour les professionnels sont également mis à disposition.

1 mars 2026

Publié le

VANDENTORREN Stéphanie, MONDEILH Aude, SOULLIER Noemie

Pourquoi la position sociale est importante à considérer dans l’état de santé d’une population et comment la mesurer dans les travaux de santé publique ? : le rôle de la position sociale sur la santé

Cette synthèse méthodologique étudie l’impact de la position sociale et son rôle dans la prise en compte des inégalités sociales de santé. En France, les inégalités sociales de santé peinent à prendre en compte les autres dimensions comme l'origine migratoire et le genre en sus de la position socioéconomique (éducation, revenu, situation professionnelle), qui elle-même reste sous étudiée en lien avec la santé. Les inégalités sociales de santé sont des différences systématiques de l'état de santé entre les groupes de population et ne concernent pas seulement les populations en situation de précarité socioéconomique mais toute la société. En effet, l'état de santé d'une personne dépend de la position qu'elle occupe dans la hiérarchie de la société. Cette position appelée position sociale se caractérise par différentes dimensions et identités sociales de genre, d'origine migratoire et de position socioéconomique et ne peut se résumer à une seule dimension. C'est souvent l'interaction de ces dimensions qui est la plus significative en termes d'impact en santé. [D'après résumé d'auteur]

Santé publique France, 2026, 20 p.

VANDENTORREN Stéphanie, MONDEILH Aude, SOULLIER Noemie

Pourquoi la position sociale est importante à considérer dans l’état de santé d’une population et comment la mesurer dans les travaux de santé publique ? : le rôle de la position sociale sur la santé

Cette synthèse méthodologique étudie l’impact de la position sociale et son rôle dans la prise en compte des inégalités sociales de santé. En France, les inégalités sociales de santé peinent à prendre en compte les autres dimensions comme l'origine migratoire et le genre en sus de la position socioéconomique (éducation, revenu, situation professionnelle), qui elle-même reste sous étudiée en lien avec la santé. Les inégalités sociales de santé sont des différences systématiques de l'état de santé entre les groupes de population et ne concernent pas seulement les populations en situation de précarité socioéconomique mais toute la société. En effet, l'état de santé d'une personne dépend de la position qu'elle occupe dans la hiérarchie de la société. Cette position appelée position sociale se caractérise par différentes dimensions et identités sociales de genre, d'origine migratoire et de position socioéconomique et ne peut se résumer à une seule dimension. C'est souvent l'interaction de ces dimensions qui est la plus significative en termes d'impact en santé. [D'après résumé d'auteur]

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24 février 2026

Publié le

Dépistage du cancer : les personnes modestes y recourent moins souvent

Les inégalités sociales de participation aux dépistages des cancers sont un enjeu majeur de santé publique en France. À partir des données de l’EDP-Santé (encadré 2), cette étude mesure les inégalités sociales dans le recours au dépistage à partir de données individuelles (niveau de vie et niveau de diplôme) et en tenant compte du type de dépistage (individuel ou organisé). Dans la mesure où une grande partie des études sur la participation au dépistage utilise les indicateurs écologiques de désavantage social4 comme des proxys des caractéristiques socio-économiques des personnes, il est apparu intéressant pour cette étude de comparer les probabilités de recours à la fois selon le niveau de vie, le niveau de diplôme et le désavantage social du territoire de résidence, afin d’évaluer les biais associés au recours exclusif à ces indicateurs écologiques.

Études et Résultats, Statistique publique de la santé et des solidarités (Drees), n° 1367, 2026-02, 8 p.

Dépistage du cancer : les personnes modestes y recourent moins souvent

Les inégalités sociales de participation aux dépistages des cancers sont un enjeu majeur de santé publique en France. À partir des données de l’EDP-Santé (encadré 2), cette étude mesure les inégalités sociales dans le recours au dépistage à partir de données individuelles (niveau de vie et niveau de diplôme) et en tenant compte du type de dépistage (individuel ou organisé). Dans la mesure où une grande partie des études sur la participation au dépistage utilise les indicateurs écologiques de désavantage social4 comme des proxys des caractéristiques socio-économiques des personnes, il est apparu intéressant pour cette étude de comparer les probabilités de recours à la fois selon le niveau de vie, le niveau de diplôme et le désavantage social du territoire de résidence, afin d’évaluer les biais associés au recours exclusif à ces indicateurs écologiques.

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16 février 2026

Publié le

Observatoire des inégalités

L’obésité touche de manière inégale les milieux sociaux

L’obésité est une inégalité de santé liée au statut social, qui s’est renforcée ces dernières décennies, et qui reflète des différences dans les modes de vie, les ressources et les environnements sociaux.

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Observatoire des inégalités

L’obésité touche de manière inégale les milieux sociaux

L’obésité est une inégalité de santé liée au statut social, qui s’est renforcée ces dernières décennies, et qui reflète des différences dans les modes de vie, les ressources et les environnements sociaux.

12 février 2026

Publié le

BERLIOUX Salomé, ASSOULY Félix

Ce que vivent (vraiment) les femmes rurales

Les femmes rurales cumulent les inégalités de genre et les contraintes propres aux territoires peu denses (éloignement, mobilité, faibles opportunités), avec des effets renforcés pour les milieux populaires. Cette « double marginalisation » limite leur autonomie économique et accroît leur vulnérabilité. L’étude, menée par Opinion Way auprès de 5 052 répondants et 93 entretiens, souligne la nécessité de politiques publiques ciblées pour garantir une égalité réelle.

Rura, Institut Terram, 2025-12, 64 p.

BERLIOUX Salomé, ASSOULY Félix

Ce que vivent (vraiment) les femmes rurales

Les femmes rurales cumulent les inégalités de genre et les contraintes propres aux territoires peu denses (éloignement, mobilité, faibles opportunités), avec des effets renforcés pour les milieux populaires. Cette « double marginalisation » limite leur autonomie économique et accroît leur vulnérabilité. L’étude, menée par Opinion Way auprès de 5 052 répondants et 93 entretiens, souligne la nécessité de politiques publiques ciblées pour garantir une égalité réelle.

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12 février 2026

Publié le

RIFFAUT Hadrien, DESSAJAN Séverine, BERHUET Solen, et al.

Etude solitudes 2025. Les liens de proximité : pivots de la sociabilité

Cette nouvelle édition de l’étude Solitudes s’intéresse aux liens de proximité en croisant méthodes quantitatives et qualitatives, ainsi que plusieurs échelles d’analyse. L’étude couvre trois publics : la population générale, les acteurs associatifs et les personnes directement concernées par la solitude. Le terrain s’est déroulé en zones rurales, urbaines et périurbaines, en Île-de-France, Grand Est et Normandie. Les résultats reposent sur l’analyse croisée de l’ensemble de ces données.

Fondation de France, Observatoire philanthropie et société, Cerlis, Crédoc

RIFFAUT Hadrien, DESSAJAN Séverine, BERHUET Solen, et al.

Etude solitudes 2025. Les liens de proximité : pivots de la sociabilité

Cette nouvelle édition de l’étude Solitudes s’intéresse aux liens de proximité en croisant méthodes quantitatives et qualitatives, ainsi que plusieurs échelles d’analyse. L’étude couvre trois publics : la population générale, les acteurs associatifs et les personnes directement concernées par la solitude. Le terrain s’est déroulé en zones rurales, urbaines et périurbaines, en Île-de-France, Grand Est et Normandie. Les résultats reposent sur l’analyse croisée de l’ensemble de ces données.

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10 février 2026

Publié le

RIST Stéphanie

Stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé

Face à la circulation massive de fausses informations en santé, Stéphanie Rist, ministre de la Santé et de la Famille, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, annonce le lancement de la stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé. Cette stratégie vise à impulser des actions concrètes et durables afin de garantir à toutes et tous une information en santé fiable, accessible et compréhensible.

Ministère de la santé, des familles de l'autonomie et des personnes handicapées, 2026-01, 6 p.

RIST Stéphanie

Stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé

Face à la circulation massive de fausses informations en santé, Stéphanie Rist, ministre de la Santé et de la Famille, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, annonce le lancement de la stratégie nationale de lutte contre la désinformation en santé. Cette stratégie vise à impulser des actions concrètes et durables afin de garantir à toutes et tous une information en santé fiable, accessible et compréhensible.

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10 février 2026

Publié le

Délégation interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté

Lutte contre la pauvreté en milieu rural. Regards croisés et pratiques inspirantes

La pauvreté en milieu rural demeure invisible et insuffisamment documentée, alors qu’elle concerne 88 % du territoire national et près d’un tiers de la population. Isolement, difficultés d’accès aux services publics, à la mobilité, à l’emploi ou aux soins : cette précarité se traduit par des freins structurels spécifiques et un risque accru de non-recours aux droits, accentuant les fractures territoriales et sociales.

Délégation interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté, 2025-12, 108 p.

Délégation interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté

Lutte contre la pauvreté en milieu rural. Regards croisés et pratiques inspirantes

La pauvreté en milieu rural demeure invisible et insuffisamment documentée, alors qu’elle concerne 88 % du territoire national et près d’un tiers de la population. Isolement, difficultés d’accès aux services publics, à la mobilité, à l’emploi ou aux soins : cette précarité se traduit par des freins structurels spécifiques et un risque accru de non-recours aux droits, accentuant les fractures territoriales et sociales.

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7 janvier 2026

Publié le

Institut national de la statistique et des études économiques(INSEE), BLANPAIN Nathalie

De 2012-2016 à 2020-2024, l’écart d’espérance de vie entre les personnes modestes et aisées s’est accru

Plus on est aisé, plus l’espérance de vie est élevée. Sur la période 2020-2024, l’écart d’espérance de vie à la naissance entre les 5 % les plus modestes et les 5 % les plus aisés est de 9 ans chez les femmes et de 13 ans chez les hommes. Les femmes parmi les 5 % les plus aisées vivent en moyenne 17 ans de plus que les hommes parmi les 5 % les plus modestes. À 50 ans, le risque de décès dans l’année des hommes est 7 fois plus grand chez les plus modestes que chez les plus aisés. Chez les femmes, ce rapport de risque est de 6 à 55 ans, âge où il atteint son maximum. L’espérance de vie augmente de moins en moins rapidement avec le niveau de vie : aux alentours de 1 200 euros par mois, 100 euros de niveau de vie supplémentaires sont associés à 0,8 an en plus d’espérance de vie chez les femmes et 1,0 an chez les hommes ; le gain n’est plus que de 0,1 an et 0,2 an autour de 3 000 euros par mois. Entre les périodes 2012-2016 et 2020-2024, l’écart d’espérance de vie entre les personnes modestes et aisées s’accroît. L’espérance de vie des 25 % les plus modestes diminue, sauf pour les 5 % aux plus faibles niveaux de vie ; dans le même temps, celle des personnes plus aisées progresse. À sexe, âge et niveau de vie donnés, on vit le plus longtemps dans les Pays de la Loire et en Occitanie, et le moins longtemps dans les Hauts-de-France.

Insee Première, n°2085, 2025, 4 p.

Institut national de la statistique et des études économiques(INSEE), BLANPAIN Nathalie

De 2012-2016 à 2020-2024, l’écart d’espérance de vie entre les personnes modestes et aisées s’est accru

Plus on est aisé, plus l’espérance de vie est élevée. Sur la période 2020-2024, l’écart d’espérance de vie à la naissance entre les 5 % les plus modestes et les 5 % les plus aisés est de 9 ans chez les femmes et de 13 ans chez les hommes. Les femmes parmi les 5 % les plus aisées vivent en moyenne 17 ans de plus que les hommes parmi les 5 % les plus modestes. À 50 ans, le risque de décès dans l’année des hommes est 7 fois plus grand chez les plus modestes que chez les plus aisés. Chez les femmes, ce rapport de risque est de 6 à 55 ans, âge où il atteint son maximum. L’espérance de vie augmente de moins en moins rapidement avec le niveau de vie : aux alentours de 1 200 euros par mois, 100 euros de niveau de vie supplémentaires sont associés à 0,8 an en plus d’espérance de vie chez les femmes et 1,0 an chez les hommes ; le gain n’est plus que de 0,1 an et 0,2 an autour de 3 000 euros par mois. Entre les périodes 2012-2016 et 2020-2024, l’écart d’espérance de vie entre les personnes modestes et aisées s’accroît. L’espérance de vie des 25 % les plus modestes diminue, sauf pour les 5 % aux plus faibles niveaux de vie ; dans le même temps, celle des personnes plus aisées progresse. À sexe, âge et niveau de vie donnés, on vit le plus longtemps dans les Pays de la Loire et en Occitanie, et le moins longtemps dans les Hauts-de-France.

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